Ah le bob Ricard !! Toute mon enfance. Rassurez vous je ne le portais pas enfant pour me protéger des rayons solaires agressifs, mais disons que mes grandes vacances scolaires se sont souvent déroulées à l'ombre du bob Ricard.
Ce bob c'est d'abord le Tour de France
Mais le bob Ricard évoque aussi les concours de boules !!! Hé oui les amis, l'autre temps fort de mes vacances estivales était les concours de boules. Je sais, je sais, j'ai vécu des vacances tout à fait ordinaire. Gamins, on y allait se gaver de coca, faire les kékés devant les filles et regarder les cadors de la pétanque. Que voulez vous, il ne se passait pas grandes choses dans les villages de mes vacances.
Du coup, dix peignes cul s'affrontant sur un boulodrome improvisé devenait un événement majeur !! Et le bob Ricard dans tout cela ? Ne cherchez pas, le mimile du Tour et bien souvent le même mimile qui pétanque. Du coup le bob alcoolisé est aussi de la fête. Avec néanmoins une variante : le port est plus sportif, plus dynamique. L'arrière de celui-ci étant retourné vers le haut pour faire un peu comme le chapeau de Robin des bois. La comparaison s'arrête là. Le collant vert moule burnes du héros anglais, donné au moins un style.
Ici, nous retrouvions le tricot de peau, le jeans sale au genou (il faut forcément mettre un genou à terre pour mesurer le point !), l'indispensable chiffon sale dépassant de la poche arrière pour dépoussiérer la boule, et bien évidemment la brioche dépassant du froc. Le porteur du bob Ricard boit aussi de la Kro ! Mes yeux d'enfants regardaient ces aliens avec une certaine admiration. Surtout lorsqu'ils faisaient avec leurs boules métalliques un « bibe qui tuait son homme », « un carreau sur place », ou encore une observation méticuleuse du terrain pour deviner où était la « portée fatale ».
Hé oui, tout comme le vélo, la pétanque a son langage populo qui prenait toute son ampleur au moment de l'apéro. Et ça m'est resté. Si bien qu'il m'arrive aujourd'hui lorsque l'on me propose un Ricard à l'apéro de porter machinalement la main sur ma tête comme pour réajuster un bob imaginaire ...